... Oh, Yeah !
Bon en fait, ça ne fait pas 20 ans que je ne suis plus allé chez le coiffeur mais 6 mois. Donc en début de semaine, j'ai tenté l'expérience Salon de coiffure Nippon. Après avoir hésité entre les 2 salons près de chez moi (un qui avait plus un style barbier avec l'enseigne rouge et bleu qui tourne devant l'officine, et un plus conventionnel, représentant je pense, une chaine de salon), j'ai opté pour le second avec un petit doute sur la faisabilité de la chose car il fait aussi salon de manucure donc je ne savais pas s'il était mixte ou non (et il l'était).
Le début de la séance est identique à ce qui se fait en France. On m'a fait asseoir et présenté ce que je pensais être des revues mais qui s'avérait  être des catalogues pour que je choisisse la tête que je voudrais avoir. J'ai longuement hésité sur une permanente blond platine à la Gals. Les Gals sont les japonaises qui ont un style très particulier et peu conventionnel :
    grosse choucroute dans des ton allant du châtain clair au blond platine
    et un maquillage "à la truelle"
en langage marseillais on les qualifierait de "Cagole". Mais j'ai préféré assuré le coup en montrant des photos de ma coiffure traditionnelle pour pas que le résultat choque trop mes collègues de bureau.
Après cela, le coiffeur m'a donc invité à passer au bac. Et la le terme "expérience" prend tout son sens. Je suis au Japon, pays de la technologie s'il en est ! et bien là c'est le bac de lavage de l'an 2020 !!! :). Donc ça commence avec le fauteuil du bac qui est un fauteuil style club très classieux. Je m'assieds et en 2 temps 3 mouvements je me retrouve à l'horizontale. Le coiffeur me mets alors une petit serviette sur le visage pour pas que je sois éclaboussé par les gouttes d'eau. Il commence à me mouiller les cheveux (jusqu'ici rien d'anormal) puis me demande si je veux un shampoing normal. Et là, l'expérience commence. je sens qu'il me positionne la tête dans un tunnel (comme si je passais un scanner), place d'autres petites serviettes entre mon front et la machine pour assurer l'étanchéité puis lance la machine. Et la, je me suis retrouvé à la place des voitures dans une station Kärcher. C'est à la fois bien et pas bien. En effet par moment je regrettais le massage délicat du cuir chevelue de la shampouineuse en France mais à d'autres je me disais qu'un massage très vigoureux ça a du bon. Après 3 minutes de "kärcherisation", le coiffeur est revenu et effectué un léger rinçage des cheveux et m'a remis à la verticale. La sensation ressentie à la sortie de ce lavage "viril mais correct" , c'est que j'ai l'impression d'avoir laisser tous mes cheveux dans la bulle de lavage et un de mes premiers réflexes, une fois qu'il m'a installé pour la coupe, a été de contrôler s'il y avait besoin finalement d'une coupe ou si je ressemblais à Kojak avec le crane lustré.
Le reste de la séance a été identique à ce qu'on fait en France, pas de ciseaux robotisés ou autre appareil technologique futuriste.
Et comme d'habitude au Japon où la grand passion c'est de chercher et trouver des bon de réduction, j'ai eu droit à 1000 ¥ (~25%) de réduction au moment de passer à la caisse grâce au coupon présent sur le site web du salon
A noter, qu'Antoine (celui avec qui je travaille pas le chanteur quoiqu'on a pas encore fait de Karaoke ensemble) m'a dit que souvent, on a droit à un second lavage après la coupe pour être sur que le client ne reparte pas avec des cheveux coupés sur lui.